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Acheteur, vous avez 7 jours de réflexion |
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Depuis le 1er
juin 2001, le vendeur d'un bien immobilier supporte de nouvelles contraintes :
le législateur a voulu éviter aux acquéreurs les coups de tête dont on a à
supporter les conséquences pendant des années. L'acheteur a désormais la
possibilité de revenir sur sa décision après avoir signé l'avant contrat. |
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Un
délai de réflexion ou de rétractation |
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Dans leur pratique quotidienne, les notaires rencontrent régulièrement des
clients prêts à s'endetter pour des années, sur un simple coup de coeur. Séduits
ils s'abstiennent de toute analyse réaliste, négligeant aussi bien le poids que
l'acquisition représentera sur leur budget que les qualités mêmes du bien qu'ils
convoitent. Pour tenter de limiter ces situations dont les conséquences sont
souvent graves et durables, le législateur, dans la loi Solidarité et
Renouvellement Urbain, publiée en décembre 2000, a donc
imposé que le contrat préliminaire de vente (promesse,
compromis) comporte un délai de réflexion ou de rétractation.
La loi cherche à protéger le consommateur contre lui même. Pendant 7 jours
l'acquéreur pourra réfléchir et renoncer sans que cela ait de conséquences pour
lui. En posant cette règle le législateur a reproduit un schéma déjà ancien
destiné à protéger le consommateur contre des pratiques commerciales douteuses.
Quoiqu'il en soit, ce délai concerne désormais l'achat de tous les logements
anciens : appartement en immeuble collectif, maison
individuelle, résidence principale ou secondaire. Qu'il s'agisse d'immeuble
ancien ou neuf, voire d'immeuble à construire et même de terrain à bâtir destiné
à recevoir un immeuble d'habitation. A moins que l'acquéreur soit un
professionnel.
Trois situations doivent être envisagées, suivant la procédure et la présence ou
non de professionnels lors de l'avant contrat, l'application et la nature même
du délai de réflexion ne sont pas identiques. |
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Vous
traitez entre particuliers |
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Si vous traitez l'affaire directement avec l'acheteur, par exemple en signant un
modèle type de promesse de vente ou de compromis disponibles dans les librairies
spécialisées, cet avant-contrat, ne bénéficiant d'aucun
garde-fou professionnel, est soumis aux règles de forme
les plus contraignantes.
Vous devez
notifier l'acte à l'acheteur par un moyen permettant de prouver que la démarche
a été faite à une date précise, par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par un exploit d'huissier, par exemple.
À réception du contrat, l'acquéreur dispose d'un délai de 7 jours pour revenir
sur sa décision. Il a la possibilité de se "rétracter".
Ce délai court à compter du lendemain de la première présentation par la Poste
de la lettre recommandée, que la lettre soit remise en main propre à son
destinataire ou non.
A la signature comme pendant ces 7 jours, le versement d'acomptes est interdit.
Le versement d'une indemnité d'immobilisation qui peut être prévu dans l'avant
contrat ne peut avoir lieu qu'après (expiration du délai de rétractation. Si à
l'expiration du délai de 7 jours, l'acheteur n'exerce pas son droit de
rétractation, il est définitivement engagé. En revanche, s'il décide de
renoncer, la promesse est purement et simplement annulée. L'acheteur n'a pas à
motiver sa décision, sa seule obligation est de la notifier par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par exploit d'huissier.
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Vous
signez devant un professionnel |
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Notaire ou agent
immobilier peuvent intervenir pour réaliser la transaction, et rédiger l'avant
contrat, mais les règles concernant le délai de rétractation sont identiques dès
lors que cet acte n'est pas revêtu de la forme authentique.
La seule différence notable est qu'un versement de fonds est autorisé. Vous
pouvez exiger le versement d'une indemnité d'immobilisation par l'acquéreur lors
de la signature de l'acte. Cette somme versée entre les mains du professionnel
ne pourra pas vous être remise pendant la durée du délai de rétractation. A
l'expiration de cette période, soit l'acquéreur maintient sa décision d'acquérir
et la somme versée sera imputée sur le prix de vente ; soit l'acquéreur se
rétracte et la somme versée lui est alors restituée dans les 21 jours à compter
du lendemain de la date de la rétractation.
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Vous
signez un acte authentique
devant notaire |
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L'avant contrat,
passé devant notaire, peut aussi prendre la forme d'un acte authentique.
L'acheteur dispose d'un délai de réflexion de 7 jours (et non de rétractation) à
compter de la première présentation de la lettre recommandée lui notifiant le
projet. Il ne peut signer le document avant le terme de
ce délai, la loi lui imposant de réfléchir comme elle le fait en matière
d'emprunt. Le délai permet, en outre, de préparer le dossier voire les
renseignements d'urbanisme et de bien mettre en place son plan de financement.
A l'expiration du délai, l'acheteur, s'il refuse de donner suite au projet n'a
aucune formalité à effectuer. Il se contente de ne pas signer. S'il décide, au
contraire de conclure la vente et signe l'acte authentique, il s'engage
définitivement et la vente ne peut plus être remise en question sauf
éventuellement par le jeu des conditions suspensives.
L'acquéreur peut également désirer apporter une modification importante à
l'accord proposé. Un nouveau projet peut être alors rédigé si le vendeur en est
d'accord. Ce nouveau texte devant supporter les mêmes contraintes que le premier
: notification et nouveau délai de réflexion de 7 jours.
Cette formule présente un inconvénient majeur, puisqu'en l'absence de toute
signature et donc de tout engagement, avant l'expiration du délai de réflexion,
elle ne permet pas d'exiger le versement de fonds, même entre les mains du
notaire durant ces 7 jours.
Attention, quelle que soit la formalité retenue, le vendeur qui percevrait une
somme quelconque avant le terne du délai de réflexion, serait punissable d'une
amende de 30.489 €.
L'existence du délai de réflexion ou de rétractation ne doit pas inciter
l'acquéreur à s'engager très rapidement sous le prétexte qu'il pourra se
rétracter ultérieurement. Le délai de 7 jours est très
vite passé et il convient d'être parfaitement renseigné avant de signer un
quelconque engagement. De plus, il .est donc utile de faire appel à un
professionnel de manière à respecter les formes et les délais à la lettre. De
même préparez un dossier complet comprenant tous les certificats (amiante,
termites, saturnisme, loi Carrez...) afin de ne pas retarder l'engagement de
l'acquéreur.
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Dernière modification :
16/10/2007
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