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Le revenu foncier imposable est
déterminé en retranchant des recettes foncières le total des frais et
charges supportés au cours de l’année.
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Les revenus
fonciers à déclarer
Les revenus des immeubles
loués
Toutes les sommes provenant des locations non meublées sont imposables en
revenus fonciers, quelle que soit leur dénomination : loyer, supplément de
loyer, c'est-à-dire la valeur des avantages en nature prévus dans le bail,
pas de porte, droit d’entrée…, peu important la nature de l’immeuble donné
en location (maison, appartement, local commercial, garage, terrain nu…).
De plus, vous devez procéder à la déclaration de tous les loyers perçus en
2004, quelle que soit la période à laquelle ils se rapportent (arriérés de
loyers, loyers réglés d’avance) mais également procéder à la déclaration des
loyers échus en 2004 et non perçus (par négligence ou volontairement).
En ce qui concerne les remboursements de charges, la loi de finances
rectificative pour 2004 précise que vous n’avez plus à déclarer les
remboursements de charges locatives que vous avez reçus de votre locataire.
En contrepartie, vous ne pouvez plus déduire les avances que vous avez
faites à ce titre.
Certaines dépenses d’entretien et de réparation incombent au propriétaire.
Le bail peut les mettre à la charge du locataire. Dans ce cas, le
propriétaire doit déclarer l’avantage retiré de cette prise en charge par le
locataire.
lorsque le montant du loyer est manifestement sous-évalué (très inférieur à
la valeur locative réelle du bien), le fisc peut retenir comme imposition un
loyer équivalent aux prix couramment pratiqués dans la zone où est situé
l’immeuble.
la
location à titre habituel de logements meublés relève de la catégorie des
bénéfices industriels et commerciaux et non de celle des revenus fonciers.
Les autres
recettes à déclarer
En tant qu’associé d’une SCI non soumise à l’impôt sur les sociétés, qui
encaisse des loyers, les revenus que vous tirez de vos parts sociales dans
cette SCI sont imposables au titre des revenus fonciers. S’il s’agit d’une
SCI soumise à l’impôt sur les sociétés, les revenus perçus en tant
qu’associé sont imposables dans la catégorie des revenus de capitaux
mobiliers.
En mettant à la disposition d’une personne des droits attachés à vos
propriétés (droit d’affichage, droit de chasse, droit d’exploiter une
carrière…), à titre onéreux, les bénéfices que vous en tirez sont considérés
comme des revenus fonciers.
En vous réservant la jouissance d’un bien immobilier autre qu’un logement
(tel locaux professionnels, locaux commerciaux, terrains, lacs, étangs…à
l’exclusion des locaux à usage d’habitation), dont vous êtes propriétaire,
vous devez déclarer en revenus fonciers la valeur locative réelle de ce
bien, c'est-à-dire la valeur locative que ce bien produirait s’il était
loué.
Les indemnités et subventions perçues en 2004 sont imposables si elles ont
été versées pour couvrir des charges déductibles de vos revenus fonciers.
Les frais et charges à déduire
La loi de finances pour 2004 a
modifié les modalités de déclaration des revenus fonciers en simplifiant les
conditions de prise en compte des charges déductibles. La déduction
forfaitaire est désormais appliquée sur le total des revenus fonciers
déclarés avant tout autre déduction.
L’application de la déduction forfaitaire
La déduction forfaitaire est de 14%.
Elle n’est que de 6% si vous réalisez un investissement dans le cadre du
dispositif Périssol, du dispositif Besson-neuf ou Robien.
Elle est de 15% pour les exploitations louées dans le cadre d’un bail rural
à long terme.
Elle est de 25% dans le cadre du dispositif Quilès-Méhaignerie.
Elle est de 40% dans le cadre du dispositif Besson-ancien, durant les 6
premières années de location.
Elle est de 50% en cas de concession d’un droit d’exploiter une sablière,
carrière et autres gisements.
Elle est de 60% dans le cadre du dispositif Lienemann.
Elle couvre les dépenses suivantes, qui ne peuvent pas dès lors être
déduites pour leur montant réel :
- l’amortissement du bien loué, c'est-à-dire la perte de valeur liée à
l’usage et au passage du temps
- les frais de gestion
- les primes d’assurance
Les charges déductibles pour leur montant réel
Toutes les charges supportées en 2004 pour les immeubles loués, non
couvertes par la déduction forfaitaire, sont déductibles pour leur montant
réel.
Ainsi, vous pouvez déduire :
- les frais de gérance et la rémunération des gardiens ou concierges
- certains impôts (taxe foncière, contribution sur les revenus locatifs)
- les provisions sur charges de copropriété
- les intérêts et frais des emprunts contractés pour acquérir, conserver,
réparer ou améliorer un bien immobilier loué
- les indemnités d’éviction et de relogement payées au locataire sortant
- les charges locatives avancées et non récupérées au moment du départ du
locataire et non en cours de bail (depuis la loi de finances pour 2004)
- des assurances spécifiques : assurance contre les loyers impayés,
assurance des immeubles ruraux, assurance des monuments historiques
- les travaux sur le bien loué : déduction des travaux d’entretien et de
réparation quelle que soit l’affectation de l’immeuble, déduction des
travaux d’amélioration en principe que pour les immeubles à usage
d’habitation. En ce qui concerne les travaux de construction,
reconstruction, agrandissement, ils ne sont jamais déductibles, à quelques
exceptions près.
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Le
régime d’imposition micro-foncier
Si l’ensemble des revenus fonciers que vous
avez perçus en 2004 n’a pas dépassé 15000€, vous relevez de plein droit du
régime micro-foncier.
Pour apprécier si la limite de 15000€ est ou non dépassée, il faut tenir
compte du revenu brut foncier, c'est-à-dire, la totalité des revenus
fonciers perçus par tous les membres du foyer fiscal.
Dans le cadre de ce régime simplifié, le fisc va appliquer un abattement
forfaitaire de 40% sur les revenus fonciers déclarés. Cet abattement est
censé tenir compte de toutes les charges que vous avez exposées au cours de
l’année.
Il est toujours possible néanmoins d’opter pour le régime réel dans
l’hypothèse où vos charges sont plus importantes pour leur montant réel.
Mais, cette option est irrévocable pour une durée de 3 ans, reconduite
tacitement par période de 3 ans.
vous ne pouvez pas bénéficier du régime micro-foncier si, par exemple, vous
êtes propriétaire d’immeubles relevant des dispositifs Périssol ; Besson,
Lienemann ou Robien, ou encore si vous avez bénéficié du dispositif
Quilès-Méhaignerie.
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Les
régimes spéciaux
Les investissements locatifs dans le neuf
Certains investissements locatifs réalisés dans l’immobilier neuf vont vous
permettre de déduire de vos revenus fonciers une fraction de leur prix
d’acquisition par le biais d’un amortissement étalé dans le temps.
• Le dispositif Robien (mis en place par la loi
Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003)
Ce dispositif vous permet de déduire de vos revenus fonciers 8% du prix
d’acquisition du bien loué pendant les 5 premières années, de 2.5% les 4, 7
ou 10 années suivantes. Cela vous permet donc de déduire jusqu’à 65% de
votre investissement immobilier.
Seuls les investissements réalisés dans le neuf depuis le 3 avril 2003
ouvrent droit au bénéfice de ce dispositif spécial. Néanmoins, il peut aussi
s’appliquer à certaines acquisitions réalisées dans l’ancien en vue d’une
réhabilitation ou encore aux investissements réalisés dans le neuf depuis le
1er janvier 2003, à condition de renoncer au bénéfice du dispositif
Besson-neuf, par écrit, dans le cadre de la déclaration de revenus de la
première année d’application du dispositif.
Engagement à prendre pour bénéficier de ce dispositif : louer le logement
non meublé à titre de résidence principale du locataire pendant 9 ans.
La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent l’acquisition,
l’achèvement de la construction ou des travaux. Elle doit être effective et
permanente.
il faut opter pour ce dispositif dès l’année d’achèvement du bien ou dès
l’année d’acquisition si elle est postérieure. Il ne faut donc pas attendre
d’avoir un locataire pour opter pour ce dispositif.
le locataire ne peut pas être un membre de votre foyer fiscal.
le loyer ne doit pas dépasser un certain plafond, fixé chaque année par
décret et dépendant de la zone géographique de situation du bien.
• Le dispositif Besson-neuf
Ce dispositif s’applique pour les investissements réalisés dans le neuf
entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003.
Il vous permet de déduire de vos revenus fonciers 8% du prix d’acquisition
du bien loué pendant les 5 premières années, de 2.5% les 4, 7 ou 10 années
suivantes. Cela vous permet donc de déduire jusqu’à 65% de votre
investissement immobilier.
Cet amortissement est subordonné à l’engagement de louer le logement non
meublé à usage de résidence principale du locataire pendant au moins 9 ans.
La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent l’acquisition,
l’achèvement de la construction ou des travaux. Elle doit être effective et
permanente.
Il faut opter pour ce dispositif dès l’année d’achèvement du bien ou dès
l’année d’acquisition si elle est postérieure sans attendre la date
effective de sa mise en location.
Le locataire ne peut pas être un membre de votre foyer fiscal.
Le loyer ne doit pas dépasser un certain plafond, fixé chaque année par
décret et dépendant de la zone géographique de situation du bien. Ce plafond
est plus faible que celui du dispositif Robien.
Le loyer maximum est calculé en fonction de la surface habitable du bien.
à la différence du dispositif Robien, les ressources de votre locataire ne
doivent pas dépasser certains plafonds revalorisés chaque année
Les investissements locatifs dans l’ancien
Ces dispositifs vous permettent de relever le taux de la déduction
forfaitaire appliquée sur vos revenus fonciers.
• Le dispositif
Besson-ancien
Pour bénéficier de ce dispositif, il faut s’engager par écrit à louer le
logement ancien non meublé pendant au moins 6 ans (engagement prorogeable
indéfiniment par période de 3ans) à usage de résidence principale d’un
locataire dont les ressources et le montant du loyer réclamé ne dépassent
pas certains plafonds.
Le bail doit avoir été conclu depuis le 1er janvier 1999.
Le taux de la déduction forfaitaire est alors porté à 40%.
le
locataire doit être un particulier n’appartenant pas à votre foyer fiscal.
Il peut s’agir d’un organisme public ou privé pour le logement à usage
d’habitation principale de ses salariés.
• Le dispositif Lienemann
Ce dispositif s’applique que vous soyez propriétaire bailleur d’un logement
neuf ou ancien, pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés entre le 1er
janvier 2002 et le 31 décembre 2004.
La déduction forfaitaire est alors portée à 60%.
Pour en bénéficier :
- le logement doit répondre à des conditions d’habitabilité fixées par
décret
- engagement écrit de louer le logement non meublé à une personne qui en
fait son habitation principale pendant au moins 3 ans
- le locataire doit être un particulier et il ne peut s’agir ni d’un membre
de votre foyer fiscal, ni d’un ascendant ou descendant
- les ressources du locataire doivent être très modestes (critères du
dispositif Besson-neuf)
- les loyers sont soumis à des plafonds plus faibles que ceux admis dans le
dispositif Besson-ancien
à
l’issue de la période de 3 ans en cours au 1er janvier 2005, vous ne pourrez
plus bénéficier de ce dispositif (Loi de programmation de cohésion sociale
du 20 décembre 2004, article 109).
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La loi de finances pour 2004 a
réformé la fiscalité applicable aux plus-values immobilières réalisées par
les particuliers dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé.
Depuis le 1er janvier 2004, elles sont taxées à un taux proportionnel de 16%
(auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux) précompté directement sur le
prix payé par l’acquéreur. Elles ne sont plus soumises au barème progressif
de l’impôt sur le revenu.
Un mécanisme de retenue à la source est donc instauré à la place des
obligations déclaratives et de paiement antérieures. Il appartient dès lors
au notaire d’établir la déclaration de plus-value et de payer l’impôt dû par
prélèvement sur le prix de vente.
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La
notion de plus-value
Il y a plus-value immobilière
dès lors que vous cédez à titre onéreux un immeuble (ou des droits
immobiliers) pour un montant supérieur à celui auquel vous l’avez acquis
(peu important la façon dont vous avez acquis ces biens ou ces droits).
Les cessions à titre gratuit ne rentrent pas dans le champ d’application des
plus-values. Sont donc concernées les opérations suivantes : ventes,
échanges, expropriations, partages, apports à une société non transparente.
Peuvent aussi dégager une plus-value immobilière : les cessions de titres de
sociétés transparentes qui ont pour objet exclusif l’acquisition ou la
construction d’immeubles en vue de leur attribution aux associés, les
cessions de titres de sociétés à prépondérance immobilière soumises à
l’impôt sur le revenu.
Certaines opérations sont exonérées :
- la plus-value réalisée lors de la cession de votre résidence principale,
c'est-à-dire celle que vous occupez personnellement à titre habituel, dont
vous êtes propriétaire, est exonérée d’impôt. La vente des dépendances est
aussi exonérée.
- la plus-value réalisée est exonérée si la vente de l’immeuble a été faite
pour un prix inférieur ou égal à 15000€.
- les titulaires de pension de retraite ou d’une carte d’invalidité
bénéficient d’une exonération de leurs plus-values s’ils ne sont pas
assujettis à l’ISF l’avant-dernière année précédant la vente du bien et si
leur revenu fiscal de l’avant-dernière année précédant celle de la vente est
inférieur à la limite prévue pour bénéficier des exonérations.
- en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique, l’indemnité versée
est exonérée si elle est utilisée pour acquérir, construire, reconstruire ou
agrandir un immeuble dans un délai de 12 mois après sa perception, ou encore
pour acquérir des droits immobiliers ou payer des frais liés à
l’acquisition.
- les plus-values d’échange réalisées dans le cadre d’un remembrement sont
exonérées.
- la plus-value est exonérée si vous détenez le bien depuis plus de 15 ans.
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Le calcul de la plus-value
imposable
La plus-value est
égale à la différence entre le prix de vente du bien (minoré de certains
frais : commissions versées aux intermédiaires, dépenses liées aux
certifications et diagnostics obligatoires, indemnité d’éviction du
locataire…) et son prix d’acquisition (majoré de certaines dépenses :
honoraires du notaire, frais de timbre et de publicité foncière, droits de
succession ou de donation mais aussi les dépenses de construction, de
reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration réalisées sur le bien
vendu…).
Le résultat obtenu est réduit d’un abattement pour les cessions d’immeubles
détenus depuis plus de 5 ans. En effet, la plus-value imposable est diminuée
d’un abattement de 10% par année de possession de l’immeuble au-delà de la
5ème.
A compter du 1er janvier 2005, cet abattement lié à la durée de détention ne
s’applique plus que sur les immeubles bâtis.
Il est ensuite réduit d’un abattement fixe de 1000€. Cet abattement
s’applique à chaque cession imposable.
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Le nouveau mécanisme
C’est désormais le notaire qui
se charge des formalités en cas de cession de bien constatée dans un acte
notarié. Il va procéder à la déclaration de l’impôt afférent à la
plus-value, dans un délai de 2 mois à compter de la date de l’acte
constatant la vente. L’impôt est versé lors du dépôt de la déclaration.
La déclaration doit être signée par vous-même ou par votre mandataire (le
notaire, par exemple), mandat joint à la déclaration ou figurant dans l’acte
de cession, indiquant précisément l’identité du mandant.
Il n’est pas nécessaire de procéder à une déclaration pour les plus-values
exonérées ou lorsque l’opération se solde par une moins-value.
A défaut de déclaration ou de paiement voire même en cas de paiement
partiel, la formalité d’enregistrement est refusée et la vente ne peut donc
pas être publiée. Cela entraîne l’inopposabilité de la vente aux tiers.
De plus, en cas de défaut ou de retard de déclaration, le fisc peut procéder
à une taxation d’office.
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L’installation
de certains équipements par un professionnel dans votre résidence
principale, située en France, ouvre droit à un crédit d’impôt (CGI, article
200 quater), que vous soyez propriétaire, locataire, nu-propriétaire,
usufruitier ou occupant à titre gratuit.
Seules les dépenses engagées dans le logement qui était votre résidence
principale en 2004 vous donnent droit à ce crédit d’impôt.
Notion de résidence principale :
On entend par résidence principale celle dans laquelle vous vivez
habituellement avec votre famille et où se situe le centre de vos intérêts
matériels, professionnels et familiaux.
L’administration admet néanmoins que le crédit d’impôt puisse s’appliquer
aux dépenses d’équipement réalisées dans un logement qui n’est pas votre
résidence principale mais qui est destiné à le devenir. L’affectation du
bien doit alors intervenir dans les 6 mois du paiement de la facture et
entre la date du paiement des travaux et l’occupation à titre d’habitation
principale, le logement ne doit pas être affecté à un autre usage tel
locatif.
Lorsque le logement que vous occupez n’est que partiellement affecté à votre
habitation principale, seules les dépenses se rapportant à la partie
réservée à votre propre habitation ouvrent droit au crédit d’impôt.
Il convient de
préciser que la liste des équipements éligibles à ce crédit d’impôt est
limitative.
Ainsi, seules les dépenses d’équipement suivantes ouvrent droit au crédit
d’impôt : les gros équipements, les chaudières à condensation utilisant des
combustibles gazeux, les matériaux d’isolation thermique, les appareils de
régulation de chauffage, les équipements de production d’énergie utilisant
une source d’énergie renouvelable, les équipements conçus pour les personnes
âgées ou handicapées.
Le crédit
d’impôt se calcule sur la quote-part des dépenses à votre charge (hypothèse
d’une propriété indivise, d’une habitation appartenant à une société civile
immobilière, ou d’une copropriété pour les dépenses d’équipements communs ou
d’isolation des parties communes).
Ce crédit d’impôt va alors être calculé sur le prix d’achat de l’équipement,
du matériel ou de l’appareil installé par le professionnel tel qu’il
apparaît sur la facture, à l’exception du coût des fournitures et du coût de
la main-d’oeuvre.
Pour les équipements spéciaux pour personnes âgées ou handicapées, le crédit
d’impôt est calculé sur le prix d’achat TTC de l’équipement, augmenté de la
main-d’œuvre facturée par l’installateur.
Le crédit d’impôt est fixé à 15% du prix d’achat et à 25% de la dépense
d’installation ou de remplacement pour les équipements pour personnes âgées
ou handicapées.
Néanmoins, le montant des dépenses retenues pour calculer le crédit d’impôt
ne peut excéder un certain plafond.
En outre, ce plafond est valable pour l’ensemble des dépenses éligibles au
crédit d’impôt supportées entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2004.
Le montant du plafond s’élève à :
- 4000€ pour une personne seule
- 8000€ pour un couple soumis à imposition commune
- majoration de 400€ pour le premier enfant et les autres personnes à
charges
- majoration de 500€ pour le 2ème enfant
- majoration de 600€ par enfant supplémentaire à partir du 3ème
Le montant des primes et des aides reçues pour les travaux doit être déduit
de la base du crédit d’impôt.
Lorsque les
dépenses sont engagées sur un logement déjà achevé, le crédit d’impôt est
déduit de l’impôt dû au titre de l’année du paiement du solde de la facture
d’installation.
Lorsqu’elles sont engagées sur un bien neuf, en l’état futur d’achèvement ou
en construction, le crédit d’impôt s’impute sur l’impôt dû au titre de
l’année d’achèvement du logement, ou d’acquisition si elle est postérieure.
Si le crédit d’impôt est supérieur à votre impôt sur le revenu, l’excédent
vous sera remboursé s’il excède 8€.
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