Le regain d’activité dans les
études, que laissait prévoir
la
dernière enquête
réalisée par les notaires
pour les mois de mars et
d’avril, ne semble pas s’être
réalisé. Mais un certain
optimisme est
conservé pour les
deux mois à venir puisque moins
d’un tiers des
correspondants (29,6 %)
seulement pensent que leur
activité va se réduire.
Il est vrai que dans les
services négociations, on
observe une diminution des
opinions négatives qui, de plus
de la moitié en fin d’année,
sont revenues à 41,1 %. À
Grenoble, les négociateurs
expliquent ainsi ce retour à de
meilleures perspectives :
"Deux premiers mois de l’année
inactifs. Reprise en mars et
avril avec des mandats ressortis
sur des biens en vente depuis
six mois, mais à des prix en
baisse de 10 %".
Tendance concernant les prix
La tendance est toujours aussi
morose. Le nombre de
participants à notre panel, qui
constatent et prévoient des
baisses de prix, augmente de
mois en mois, que ce soit sur
les logements ou sur les
terrains. Pour les logements, la
proportion d’opinions négatives
passe ainsi de 53 % à 65 %, plus
aucun professionnel ne prévoyant
une reprise de la hausse. Comme
le moral des français, que
mesure l’Insee tous les mois,
cette dégradation apparaît de
plus en plus préoccupante. Même
au niveau des commerces, pour
lesquels une amélioration avait
été constatée en février, les
prévisions redeviennent très
pessimistes.
Le conseil des notaires
Au niveau des logements, les 2/3 de
notre panel préconisent la revente
d’un premier bien avant d’en
acquérir un nouveau. Dans un marché
qu’ils perçoivent comme baissier,
cette attitude est tout à fait
logique.
Pour la première fois depuis que
cette enquête existe, la même
attitude est adoptée pour les
terrains par une majorité (54 %) de
notaires participant à ce panel. Ce
facteur peut être considéré comme un
alourdissement plus conséquent du
marché.
Évolution de l'environnement
économique
Les perspectives sont loin
d’être réjouissantes. Bien des
économistes considèrent, en
effet, que la crise économique
et financière que l’on connaît
actuellement ne va pas se
résoudre rapidement, bien au
contraire. Elle serait
fondamentalement liée à
l’absorption par le système
actuel, de pays nouveaux au
potentiel très élevé que sont la
Chine et l’Inde, au détriment
des économies occidentales dont
le poids relatif devient plus
faible. Ainsi, 350 millions de
chinois auraient déjà rattrapé
le niveau de vie de nos 500
millions d’européens. Dans ces
conditions, il n’est pas évident
que l’économie occidentale
puisse conserver encore
longtemps sa suprématie.